15/09/2005
"Alors, on brade ?"
Alors, on brade ? C’est la première question qui vient à l’esprit quand on ampute de près d’un tiers le prix d’un produit - et une revue, à sa façon, est aussi un produit. Oui, c’est vrai, nous cassons les prix. Mais pas pour écouler des stocks d’invendus. Non, Médias se porte bien. Au-delà de nos espérances. Les lecteurs sont là . La publicité ne nous fait pas défaut. Nous envisageons même d’ouvrir le capital à de nouveaux investisseurs. A condition qu’ils nous donnent les moyens de nous développer tout en préservant notre indépendance. Des contacts prometteurs sont en cours.
Alors pourquoi baisser notre prix de vente de façon aussi radicale ? Pour toucher un plus vaste public. Nous n’avons jamais eu l’intention d’être une revue confidentielle, réservée au sérail de la communication. Nous avons, tout au contraire, l’ambition d’ouvrir des débats, de donner à lire des points de vue qui puissent intéresser le plus grand nombre. A chacun, ensuite, de se faire une opinion, fût-elle à l’opposé de nos propres convictions. Pour conquérir ces nouveaux lecteurs, notre prix de vente était trop élevé, presque dissuasif. D’où le pari d’aujourd’hui.
Cette baisse s’accompagne de changements dans le contenu même de Médias. Nous avons décidé, par exemple, de nous intéresser davantage à la télévision. Tout simplement parce qu’elle est le premier des médias, au sens où elle domine le champ de l’information. Nous voulons également rendre plus vivantes - et du coup, plus accessibles - des questions souvent difficiles d’accès pour les non-initiés. Et cela, en multipliant portraits et interviews. De nos couvertures, nous n’étions jusqu’à présent qu’à demi satisfaits. Elles nous semblaient un peu disparates, pas assez identifiables au premier coup d’œil. Nous allons essayer d’y remédier en faisant appel à des graphistes de talent - le portrait de PPDA à la une est signé Marc Alary, qui vit à New York et travaille pour des marques et des médias prestigieux.
En un mot, nous voudrions vous offrir une sorte d’objet non encore identifié, à mi-chemin de la revue et du magazine. Avec toujours le même souci de qualité, dans les domaines de l’écriture comme de la mise en pages. Vous êtes nombreux à nous avoir fait confiance jusqu’ici. Nous avons l’audace d’espérer que d’autres vont nous rejoindre. Au fond, nous ne sommes sûrs que d’une chose : une publication dépérit si elle n’évolue pas, ne progresse pas. Alors, on brade ? Non, on cherche la bonne voie...
Médias
Publié dans Numéro 06| Lien permanent| Commentaires (0)| TrackBacks (0)









