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15/07/2007

"Rester aux aguets"

67ce3a0aa810485f016ed4789f7221b7.jpgA la fois témoins et protagonistes de la campagne, les médias ont été au coeur de l’élection présidentielle. Et pas seulement après l’attaque en règle menée par François Bayrou contre les grands groupes de presse au service exclusif, dénonçait-il, du "couple" Sarkozy-Royal. On en a tout dit. On leur a tout reproché. Une chose et son contraire. D’être trop puissants et, en même temps, de se faire distancier par la blogosphère. Les journalistes étaient un jour absents et, le lendemain envahissants. Et comme toujours, le maudit tandem médias-sondages était accusé de tous les pêchés de la République après qu’on s’en fut allégrement servi pour s’imposer aux siens... Rien de bien neuf. Sur le fond, au moins. Sur l’intensité des critiques, un suil a été franchi. Comme si l’on se sentait enfin autorisé à régler ses comptes, à dire tout haut son exaspération, à se venger d’une certaine suffisance. Beaucoup qu n’aiment pas les médias l’ont fait savoir. En plus grand nombre qu’on pouvait le penser. Il faut dire que la personnalité d’un des candidats - qui, finalement, s’est imposé- laissait craindre à certains que plusieurs des médias parmi les plus puissants se mettent à son service. S’il n’en fut rien - quoi qu’en disent les militants du camp adverse-, le doute était là . Il s’est immiscé, puis installé, soupçonneux, mordant, corrosif. On l’a rappelé, à juste raison, Nicolas Sarkozy est un proche, voire un intime de quelques-uns des grands patrons de la presse française. Il se présente même comme le "frère" d’Arnaud lagardère. Plus interventionniste que ses prédécesseurs, il n’hésite jamais à interpeller un journaliste, à téléphoner à une rédaction, à "influencer" tel ou tel de ses amis en charge de l’info. Il ne s’en cache guère. Jouant même l’étonné quand on s’en inquiète. On a bien le droit de choisir ses amis. Ils sont aux manettes ? Qu’y puis-je ? De cette proximité, les journalistes ont tout à craindre. Ils doivent rester aux aguets. Quand Sylvio Berlusconi se vante de conseiller "Nicolas", on peut hausser les épaules devant cette nouvelle fanfaronnade du tycoon italien. Mais quand même. Aujourd’hui, les journalistes se savent sous surveillance. Le public ne leur pardonnera pas de manquer de vigilance. Paradoxalement, l’arrivée du candidat de l’UMP aux commandes de l’Etat peut avoir un effet positif, obligeant chacun à se montrer encore plus sourcilleux en matière d’indépendance. L’épisode du yacht en a donné un avant-goût. Encourageant. D’autant que l’ironie et même l’insolence n’ont pas été l’apanage des seuls médias classés à gauche. Et certains silences, oublis ou rétentions d’informations font désormais débat public. Au lieu d’enfourcher le vieux canasson de la lutte des classes entre patrons de médias, vendus à la droite libérale, et rédactions, gardiennes de l’éthique et de la probité, pouruqoi ne pas parier sur les chances qu’offre toute nouvelle époque ? Une époque qui verrait, par exemple, la presse reconquérir un public las de son manque d’audace et d’impertinence.

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15/07/2007

"Patrice Dartevelle : Faut-il interdire le blasphème?"

Les lois sur le blasphème existent encore en Europe. Dans quasiment tous les pays, l’activité des législateurs nationaux est même intense sur le sujet. Sans oublier la Cour européenne des droits de l’homme.

Patrice Dartevelle

Seules la Belgique et la France ignorent complètement une législation pénale sur le blasphème. Et encore, le terme « complètement » est faux pour la France puisqu’en Alsace-Lorraine, l’article 166 du code local (en fait, le texte du code allemand dans sa version de 1861) prévoit trois ans de prison pour « celui qui aura causé un scandale en blasphémant contre Dieu par des propos outrageants, ou aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou une communauté religieuse reconnue ». On voit l� poindre un des problèmes posés par les législations contre le blasphème : historiquement, elles protègent généralement la religion d’État, les religions reconnues de fait en Europe, donc les religions chrétiennes.

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15/07/2007

"Marc Fernandez : La Colifata, la radio des fous"

A Buenos Aires, les fous sont des stars du micro. Depuis quinze ans, les patients d’un hôpital psychiatrique animent la Colifata, une radio différente. Cette thérapie par les ondes est suivie par plus de dix millions d’auditeurs. Reportage.
Marc Fernandez

Samedi après-midi dans la cour du Borda, le plus grand hôpital psychiatrique d’Argentine,
1 200 lits. Une trentaine de personnes s’affairent sous les arbres. Une table de jardin, des chaises, des bancs, des fils électriques, des micros, des enceintes, une table de mixage. « Antenne dans quinze minutes », annonce une voix derrière une petite cabane. C’est Alfredo Olivera qui parle. En 1991, alors étudiant en psychiatrie, il a l’idée incongrue de créer une radio avec ses patients. Contre l’avis de la direction de l’hôpital, qui le laisse pourtant faire. Quinze ans plus tard, LT 22 Radio La Colifata continue d’émettre chaque samedi sur le 100.1 de la FM de Buenos Aires, mais aussi en différé toute la semaine sur une quarantaine de radios du pays. « La Colifata signifie la folle en argot argentin, explique le psy de 40 ans. C’est une thérapie insolite, au carrefour du travail clinique et du travail social. »

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15/07/2007

"Fernando Castello : Prêchi-prêcha � l'espagnole"

Les campagnes de bien-pensance du gouvernement madrilène pèsent de plus en plus sur les grands médais de la péninsule ibérique. (Mauvaise) humeur de Fernando Catello.

Fernando Castelló (traduction > Yves Harté et Pierre Veilletet)

Derrière chaque Espagnol se cacherait, dit-on, un dictateur « refoulé 1 ». Il aimerait imposer ses idées, interdire tout ce qu’il n’aurait pas rendu obligatoire. Un petit Hitler ou un grand Staline, selon la préférence de chacun, un Torquemada, l’inquisiteur pyromane, toujours � l’affût dans nos têtes. Y compris dans celles de nos gouvernants. Cet amoureux des autodafés est dernièrement sorti de son sommeil � la faveur du baiser incendiaire que lui a donné le gouvernement, pourtant le plus progressiste que l’Espagne ait jamais connu. Les gros (boulimiques), les maigres (anorexiques), les consommateurs (accros) d’alcool, de tabac, de nourritures terrestres (malsaines) ; les détenteurs d’opinions politiquement incorrectes ; les conducteurs présumés coupables d’homicide au volant (nous tous, depuis qu’a été instauré le permis � points) devraient, � terme, être bannis d’une société obligatoirement joyeuse, composée d’hommes, de femmes, d’enfants physiquement et mentalement irréprochables, et jeunes. Forcément jeunes.

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15/07/2007

"Alain Soral : Les médias ? Un milieu d’imbéciles"

Certains diraient de lui qu’il est un auteur "sulfureux". Une manière d’insinuer sans prouver, de salir sans démontrer, d’attaquer sans prendre de risques. Une manière de faux-cul. Nous avons préféré interroger Alain Soral, hier au Parti communiste, aujourd’hui nègre de Le Pen. Musclé.

Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger et Robert Ménard

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15/07/2007

"Robert Fisk, la perle noire du journalisme"

Depuis maintenant trois ans, on avait perdu la trace de Taoufik Ben Brik. Celui qui fut la bête noire du régime tunisien revient sur le devant de la scène après une longue maladie. Avec la même écriture flamboyante. Un talent intact. Et toujours l’autocrate de Carthage en ligne de mire...
Taoufik Ben Brik

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15/07/2007

"Marc Fernandez : Des journalistes heureux mais inquiets pour l'avenir"

Pour la première fois en France, un sondage s’est intéressé au moral des journalistes. Rendu public en mars dernier, ce baromètre pose bien des questions. Si les professionnels sont heureux, ils font aussi preuve d’un certain pessimisme. Le futur leur paraît bien sombre. Explications.

Marc Fernandez

Heureux. D’une seule voix, nos confrères répondent qu’ils le sont � 92 % , et 70 % estiment que leurs conditions de travail sont satisfaisantes. Tout irait donc pour le mieux dans le monde des journalistes ? Pas vraiment. « Les médias n’ont jamais paru aussi puissants et dans le même temps le journalisme n’a jamais paru aussi fragile », affirme Jérôme Bouvier, organisateur des premières Assises internationales du journalisme, qui se sont déroulées en mars dernier � Lille et Arras.

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15/07/2007

"Jean-François Julliard : Mumia Abu-Jamal, "la voix des sans voix""

Mumia Abu-Jamal, journaliste et activiste politique, vit dans un couloir de la mort aux Etats-Unis depuis plus de vingt-six ans. Il a été condamné � la peine capitale pour le meurtre d’un policier, dont il a toujours nié être l’auteur. Depuis sa cellule, il a répondu -par écrit- � nos questions sur son travail de journaliste et ses relations avec les médias.
Jean-François Julliard

15 ans, Mumia Abu-Jamal est déj� un militant actif du mouvement afro-américain Black Panther Party. À la fin des années 1970, il soutient les prises de position de Move, un groupe anarchiste radical. Journaliste pour plusieurs radios locales et associatives, il est également chauffeur de taxi la nuit. Le 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal intervient alors qu’un policier, Daniel Faulkner, contrôle son frère, William Cook.

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15/07/2007

"Patrice Lestrohan : Rubrique "médias", l'art de se faire des ennemis"

Où il apparaît que, si les rubriques "médias" se sont multipliées dans la presse, elles sont de plus en plus difficiles � tenir. Ne pas compter sur la confraternité et se méfier de l’intox caractérisée.

Patrice Lestrohan

Quand, � l’automne 1981, j’ai commencé � écrire et � enquêter sur les médias pour Le Quotidien de Paris (revu et modifié, le Libération nouveau avait lancé le mouvement et la chronique six mois plus tôt), l’époque était effervescente : conséquence directe de l’élection de Mitterrand au printemps, les trois chaînes publiques, les seules qui avaient droit � l’existence d’ailleurs, changeaient � l’occasion de programmes, plus sûrement de dirigeants. Les nouveaux promus n’avaient de cesse qu’ils ne se répandent sur leurs projets, nécessairement mirifiques et les bannis sur leur malheur, évidemment injuste.

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15/07/2007

"Arnaud Montebourg : Entre affairisme et pouvoir médiatique"

Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire et porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle, fait ici l’éloge de "Petits conseils", dernier ouvrage de Laurent Mauduit. Où celui-ci enquête et décortique le "système Minc", emblématique d’un "capitalisme de la connivence et de l’influence".

Arnaud Montebourg

C’est un ouvrage édifiant que vient de publier Laurent Mauduit. Édifiant en ce sens qu’il est � la fois particulièrement instructif et de nature � appeler ses lecteurs � la vertu, au courage, � la vigilance. Il s’agit d’une enquête sur le « système Minc » emblématique d’un certain capitalisme bien français : un capitalisme de la connivence et de l’influence jusqu’ici assez installé pour s’affranchir des règles de la transparence que pratiquent depuis longtemps déj� les Anglo-Saxons. Outre la rigueur chirurgicale de l’enquête, la force de la démonstration est dans les liens qu’elle met � nu entre affairisme et pouvoir médiatique.

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15/07/2007

"Alain Rémond : Boulimique cyclothymique"

Vous vous rendez compte de tout ce que l’on a ingurgité, ces derniers mois ? Tout ce qu’on a lu, regardé, écouté ! Un mois de plus et on explosait. Tout le monde se réjouit de cet accès de passion démocratique, de ce regain de ferveur pour les médias, pour toutes les sources d’information. On a bien raison de se réjouir. Moi aussi, je me réjouis. Plus il y a de gens qui lisent les journaux (notamment ceux auxquels je collabore, hé ! hé !), plus je suis content. Sauf que je ne fais pas qu’écrire dans les journaux. Je les lis aussi.

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15/07/2007

"Florence Dauchez, toute en nuances"

Prix Albert Londres en 1994, et donc reporter dans l’âme, Florence Dauchez nous dit son attachement � une métier haut en couleurs, où les journalistes ont encore du caractère.

Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger

Le journalisme, une vocation ? J’ai su très tôt, vers 13 ou 14 ans, que je voulais être journaliste. Un peu par esprit de défiance envers l’école, où l’on m’avait déconseillé cette profession « bouchée ». Cela m’a beaucoup stimulée... Plus sérieusement, je suis issue d’une famille de résistants en Allemagne du côté de ma mère, qui a payé le prix de son opposition au national-socialisme. Je ne pouvais pas en parler en France ; c’était inaudible. C’est sûrement de l� que vient mon attachement � la nuance, ma volonté de dépasser les clichés.

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15/07/2007

"Gautier Battistella : Dans la cité interdite du journalisme chinois"

A la sortie de mon école de journalisme, deux options s’offraient � moi : ajouter mon nom � la longue file des jeunes diplômés en quête d’un CDD ou passer l’examen qui m’ouvrait les portes de la Chine. J’ai choisi l’examen et passé dix-huit mois � l’agence de presse du gouvernement chinois, Xinhua, "Chine Nouvelle" en français. Petite visite clandestine.

Chine Nouvelle est une relique communiste que les autorités continuent � traiter avec respect, comme on ménage un vieillard en bout de course. L’architecture même du bâtiment, agressive, conquérante, invite aux lectures symboliques. C’est un doigt accusateur pointé vers le ciel, une épée vengeresse qui châtie les méchants de ce monde et absout les gentils. Xinhua, c’est aussi le bâton du berger que suit le troupeau sans hésiter ni réfléchir, même s’il le conduit � l’abattoir. « Un sexe géant qui viole l’opinion publique chinoise », dit un collègue chinois. On peut consumer une vie entière sans quitter l’enceinte de Xinhua. Banques, postes, supermarchés, coiffeurs, restaurants, mini-parcs, salles de ping-pong et terrains de badminton : Xinhua prévient tout besoin. C’est une ville dans la ville.

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15/07/2007

"Vincent Brossel : Bruno Wu, le franc tireur"

En Chine, il n’y a tout de même pas que la parole officielle. Bruno Wu, patron de presse heureux, prend sa revanche sur les héritiers du maoïsme. Portrait d’un indépendant qui réussit.

Vincent Brossel

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15/07/2007

"Anne Sinclair : Non � l'info Star Ac!"

Star de TF1 durant des années, Anne Sinclair quitte le petit écran quand son mari, Dominique Strauss-Kahn, devient ministre de l’Economie. Rester, explique-t-elle, aurait été "le comble de l’indécence". Aujourd’hui, celle qui officiait tous les dimanches � 19 heures porte un regard critique sur la "démission" des journalistes politiques.

Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger, Robert Ménard et Pierre Veilletet

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15/07/2007

"Serge Guérin : Jean-Jacques Bourdin en version talk"

Il y a seulement dix ans, personne n’aurait parié un euro sur RMC Info. Aujourd’hui, son audience progresse, son auditoire se rajeunit grâce � un cocktail d’infos, d’interventions du public et de sport en direct. Jean-Jacques Bourdin personnifie cette réussite.

Serge Guérin

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15/07/2007

"Edwy Plenel : Vérité et politique"

En partant d’un vers de René Char - "Notre héritage n’est précédé d’aucun testament" -, Hannah Arendt s’est engouffrée dans "la brèche entre le passé et le futur". C’est ainsi qu’elle nomme le lieu de la pensée critique, son espace, son territoire : entre ce qui fut et ce qui vient, ce point de rupture qu’est le présent. Autrement dit, la matière même d’un métier a priori fort éloigné de la philosophie, le journalisme. Tel est l epoint de départ du livre que je tiens pour l’essai le plus actuel de l’auteur des "Origines du totalitarisme". Et dont je ferais volontiers le livre de chevet de tout journaliste.

Publié en 1968 - énième preuve, s’il en est besoin, des bienfaits de cette époque désormais vouée aux gémonies -, « Between Past and Future », devenu « La crise de la culture » dans l’édition française de 1972, rassemble huit « exercices de pensée politique » parmi lesquels le texte le plus prophétique sur les défis de notre métier. La réflexion de « Vérité et politique » - c’est son titre - a pour origine les calomnies dont la philosophe, qui jouait parfois les reporters pour le New Yorker, avait été la cible après son « Eichmann à Jérusalem ».

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15/07/2007

"Stephen Smith : l'"arbre � nouvelles" du Darfour"

Au Far West du Soudan, dans ce Darfour si longtemps oublié, une jeune femme accroche tous les mois un journal dans l’arbre devant sa maison "pour donner des nouvelles aux passants". Chronique d’Al Raheel, "arbre � nouvelles" devenu journal mondial.

Stephen Smith

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15/07/2007

"David Abiker : Voici le temps des vacances"

Quand s’approche la chaleur qui annonce l’été avec un peu d’avance, je me souviens et je prends la tangente. Je me lève un peu plus tôt pour échapper au vacarme de la maisonnée qui ne s’ébrouera qu’à neuf heures. Et je vais les chercher. Je file en douce au port pour boire un café et trouver les journaux. La café presque seul en terrasse, accompagné d’un quotidien, c’est un plaisir sans partage pour un père en vacances. Il y a tout ce que je peux désirer dans ce moment volé à l’agitation estivale : la solitude, le café que je considère comme l’ultime drogue autorisée et, bien sûr, les nouvelles du monde.

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15/07/2007

"Mickael Finkel : rédemption journalistique"

Michael Finkel, star montante du journalisme américain, est soudainement renvoyé par le New York Times pour avoir "bidonné" l’un de ses articles. Mais la carrière du banni rebondit grâce � une étonnante coïncidence : il devient le confident exclusif d’un meurtrier qui lui a emprunté son identité. Quand la volonté de tout dire cache forcément quelquechose.
Lucie Morillon

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15/07/2007

"Daniel Bougnoux : du message au massage"

Avec "la crise de la représentation", Daniel Bougnoux ne signe pas un énième traité sur la communication mais un seul essai lumineux sur la presse et la crise qu’elle affronte. Notre philosophe tord le cou � quelques fables comme "la fin du journalisme" ou "la manipulation des médias de masse".

Entretien réalisé par Robert Ménard

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15/07/2007

"FOG : Vive la transgression!"

Il assume. On lui reproche de ne pas respecter le off ? Il répond qu’il l’a toujours violé. On s’étonne de son parcours sinueux, de l’Obs au Point en passant par Le Figaro ? Il réplique que "la transgression ne lui a jamais fait peur". On l’attaque sur son côté grand bourgeois ? Il nie faire partie du microcosme. FOG a de la répartie, du panache même. Et pas mal de culot.

Entretien réalisé par Emmanuelle Duverger

Comment passe-t-on du Nouvel Obs au Figaro ? Pour une fois, je vais dire la vérité l� -dessus : c’est une banale histoire de succession qui a mal tourné. Quand j’ai quitté Le Nouvel Obs en 1988, je m’en suis tenu � un discours de circonstance parce que je culpabilisais un peu. Jean Daniel et moi ne pouvions plus cohabiter. Alors que le journal se redressait rapidement, et commençait même � très bien marcher, le climat devenait irrespirable. Les conflits se déroulaient toujours � porte fermée, mais la rédaction sentait bien la tension. Lors d’une réunion de direction, qui se tenait dans sa cuisine, Jean Daniel a tenu � mon égard des propos d’une

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