Yvon Colonna : Le procès d’une énigme
Par Marie J, le 11/12/2007
Par Roland Agret, Président Action Justice
Claude Erignac est abattu froidement, exécuté, sur un mode de règlement de compte, assorti d’une implacable logique de gangstérisme, instaurant de fait ses mécanismes de terreur. Au nom de quelle politique, de quelle idéologie ?
Motif de sa condamnation à mort ? Il est préfet d’une République insulaire brinquebalante.
Par les premiers suspects, ses amis Corses d’enfance, Yvan Colonna est désigné comme étant le tireur, l’assassin. Il est « balancé », la fameuse omerta est échouée…Il est propulsé suspect numéro un. C’est titré dans la presse.
Alors il fuit. Traqué par toutes les polices, il se réfugie dans une bergerie au cœur du célèbre maquis Corse. Pendant des années…
A défaut de preuves tangibles, c’est en fait ce qu’on lui reproche. Pourtant sa réaction est légitime. J’allais dire saine, parce que sur le moment, avec « ses amis à charge », une opinion publique en alerte rouge, que peut-il espérer d’une Justice fébrile et indignée ?
Aujourd’hui, quelques Corses revendiquant leur nationalisme affirment que le procès d’Yvan Colonna est celui de la France.
Désolé : Que les enquêteurs aient bien ou mal fait leur travail n’est plus le problème. Que les magistrats se soient fourvoyés ou non n’est encore plus le problème. Ce ne sont ni les uns ni les autres qui l’ont envoyé sur le banc des accusés, ce sont ses propres frères qui aujourd’hui le disculpent à reculons à la barre des témoins.
La famille Erignac reste d’une dignité absolue, figée dans une douleur incoercible. La famille Colonna fait preuve de la même dignité, drapée dans son immense peine. Un témoin, un acteur qui varie dans ses déclarations ne fait qu’une seule démonstration : celle du mensonge.
Quand dit-il la vérité, en supposant qu’il l’ait dite ?
Les accusateurs d’Yvan Colonna ont tant dit et tant médit…Présomptions bien fragiles…
Des preuves formelles contre lui ? Aucune.
La Justice va passer.
Yvan Colonna coupable ou innocent ?
Dans le premier cas, il serait fatalement la victime d’une construction intellectuelle dite intime conviction.
Dans le second, il serait à vie « l’innocent soupçonné ».
Dans les deux hypothèses, il sera à vie une énigme humaine, politique et judiciaire
Claude Erignac est abattu froidement, exécuté, sur un mode de règlement de compte, assorti d’une implacable logique de gangstérisme, instaurant de fait ses mécanismes de terreur. Au nom de quelle politique, de quelle idéologie ?
Motif de sa condamnation à mort ? Il est préfet d’une République insulaire brinquebalante.
Par les premiers suspects, ses amis Corses d’enfance, Yvan Colonna est désigné comme étant le tireur, l’assassin. Il est « balancé », la fameuse omerta est échouée…Il est propulsé suspect numéro un. C’est titré dans la presse.
Alors il fuit. Traqué par toutes les polices, il se réfugie dans une bergerie au cœur du célèbre maquis Corse. Pendant des années…
A défaut de preuves tangibles, c’est en fait ce qu’on lui reproche. Pourtant sa réaction est légitime. J’allais dire saine, parce que sur le moment, avec « ses amis à charge », une opinion publique en alerte rouge, que peut-il espérer d’une Justice fébrile et indignée ?
Aujourd’hui, quelques Corses revendiquant leur nationalisme affirment que le procès d’Yvan Colonna est celui de la France.
Désolé : Que les enquêteurs aient bien ou mal fait leur travail n’est plus le problème. Que les magistrats se soient fourvoyés ou non n’est encore plus le problème. Ce ne sont ni les uns ni les autres qui l’ont envoyé sur le banc des accusés, ce sont ses propres frères qui aujourd’hui le disculpent à reculons à la barre des témoins.
La famille Erignac reste d’une dignité absolue, figée dans une douleur incoercible. La famille Colonna fait preuve de la même dignité, drapée dans son immense peine. Un témoin, un acteur qui varie dans ses déclarations ne fait qu’une seule démonstration : celle du mensonge.
Quand dit-il la vérité, en supposant qu’il l’ait dite ?
Les accusateurs d’Yvan Colonna ont tant dit et tant médit…Présomptions bien fragiles…
Des preuves formelles contre lui ? Aucune.
La Justice va passer.
Yvan Colonna coupable ou innocent ?
Dans le premier cas, il serait fatalement la victime d’une construction intellectuelle dite intime conviction.
Dans le second, il serait à vie « l’innocent soupçonné ».
Dans les deux hypothèses, il sera à vie une énigme humaine, politique et judiciaire


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