La journée de la jupe ou Isabelle Adjani magnifiée par Jean Paul Lilienfeld

Isabelle Adjani avait disparu des écrans depuis quelques années et ses fans espéraient …
Jean Paul Lilienfeld est LE réalisateur qui a réussi à la faire revenir sous son meilleur jour et par son métier d’actrice et non de people.
Le film "La journée de la jupe" pourrait passer pour un produit dérivé de la dernière palme d’Or à Cannes sauf que le projet de Jean Paul Lilienfeld est antérieur au projet du film récompensé à Cannes et beaucoup plus profond car ce n’est pas un reportage filmé mais bien un film même si parfois on pourrait se croire au théâtre puisque l’essentiel est dans les mots et les rapports entre les personnages.
Enfin un film où l’action ne sert pas à meubler pour la pub ou pour justifier le budget. Enfin un film où les gens sont des humains vrais et non des super héros ou des gens sans trop d’aspérités ou au contraire des cratères lunaires qui les rendent peu crédibles.
La journée de la jupe ne parle pas de mode (bien que ce film ait de grandes chances d’être LE truc dont il faudra parler pour être à la mode dans les cocktails parisiens et ça commence déjà dans le PaRisLAND). La journée de la jupe ne parle pas d’ Isabelle Adjani comme les films de Depardieu parlent de Depardieu.
La journée de la jupe parle d’un lycée de banlieue et de ce qui pourrait s’y passer le jour où un(e) prof pètera un câble.
La journée de la jupe décrit un Beslan ou un Columbine à la française, c’est à dire quelque chose sans beaucoup de violence physique mais avec le poids des mots, des habitudes et des non-dits.
Sans avoir recours aux moyens de "La Haine", Jean Paul Lilienfeld dans La journée de la jupe arrive à construire une atmosphère tellement glauque et pesante qu’à la fin de l’avant-première, les gens pleurent ou sont soulagés de retrouver la froide et insidieuse pluie parisienne, les bisous entre amis du show biz et  la tranquilité bourgeoise d’avoir leurs enfants dans une école privée ou même de ne pas avoir d’enfants.
La journée de la jupe passera sur Arte et ne sortira pas au cinéma car les producteurs de cinéma n’aiment pas parler des problèmes de la société qui les nourrit; on ne sait jamais ce qui peut se passer quand on met le doigt dans les situations dont la propagande officielle assure qu’elles sont maîtrisées.. or qu’est-ce que le cinéma des cinémas en France sinon un faire valoir des gouvernants ….
L’effort de Jean Paul Lilienfeld et d’ Arte sera maintenant que le film soit vu non seulement par les intellos qui en feront des truismes utiles pour en parler dans la presse mais aussi par les gens de banlieue, par les profs, par les gens de province qui ne connaissent pas ces situations.
Si ceci arrive, Jean Paul Lilienfeld, Isabelle Adjani, Denis Podalydes ne seront plus seulement des acteurs et un réalisateur de films mais des acteurs de la société française.
La performance de Jean Paul Lilienfeld a ceci d’extraordinaire que jusqu’à présent ses films étaient d’une toute autre sorte. 4 garçons plein d’avenir (avec Olivier Brocheriou qui apparaît aussi dans La journée de la jupe) par exemple augurait plutôt d’un réalisateur à la Max Pecas :-)). Cela montre qu’il y a encore de vrais créateurs et pas seulement des marketeurs dans le cinéma.

27 thoughts on “La journée de la jupe ou Isabelle Adjani magnifiée par Jean Paul Lilienfeld”

  1. Merci pour ce post qui donne vraiment , mais vraiment envie de voir ce film, que ce soit sur petit ou grand écran…
    On a pas attendu 2008 pour savoir qu’Isabelle Adjani est une grande actrice, mais on est ravi de savoir qu’elle « habite » un rôle à la mesure de son talent…

  2. Et ne loupez pas la diffusion de la Journée de la Jupe, le film, en avant première sur ARTE vendredi 20 mars à 20.45 ! Qu’on se le dise !

  3. Et ne loupez pas la diffusion de la Journée de la Jupe, le film, en avant première sur ARTE vendredi 20 mars à 20.45 ! Qu’on se le dise !

  4. Génial. Je viens de le voir sur la chaine belge. En effet, à certains moments je me suis sentie comme au théâtre mais ça c’est très bon film. Il soulève tout un tas de problèmes de socièté. Et puis par moment, j’ai vraiment eu des chocs, le coeur qui battait, suspendue au « suspens ». Très bon film. A voir.

  5. Bravo et merci à tous ceux et celles qui ont permis la réalisation de ce film, merci aux acteurs, merci à Adjani, actrice excellente, superbe et tellement authentique.
    Ce film est un film-choc, une vérité autant cachée que connue mais tue. Je ne manquerai pas de le revoir sur ARTE fin de ce mois de mars.

  6. Vu le film sur la RTBF hier soir. A NE PAS RATER sur ARTE et même à revoir en famille (surtout pour les ados)! Enfin un excellent film français, tout en subtilités (action, texte, émotions, réflexions) et tellement réaliste. Enfin un film qui parle de ce que l’on tait habituellement. Bravo tant au réalisateur qu’à tous les acteurs/actrices. Bravo à Madame Adjani, mais faut-il encore parler de son talent? Bref, un chef d’oeuvre comme on en voudrait plus souvent.

  7. Je viens de voir ce film magnifique…
    Isabelle Adjani est EXCEPTIONNELLE, les jeunes acteurs sont EXCELLENTS.
    J’ai regardé ce film avec mon fils agé de 13 ans, et il est également resté scotché sur l’écran, ça nous permet d’échanger sur les éventuelles difficultés rencontrées au collège. Difficultés que nous avons la chance de ne pas connaitre dans notre coin mais qui sont malheureusement d’actualité.

  8. Je viens de voir ce film magnifique…
    Isabelle Adjani est EXCEPTIONNELLE, les jeunes acteurs sont EXCELLENTS.
    J’ai regardé ce film avec mon fils agé de 13 ans, et il est également resté scotché sur l’écran, ça nous permet d’échanger sur les éventuelles difficultés rencontrées au collège. Difficultés que nous avons la chance de ne pas connaitre dans notre coin mais qui sont malheureusement d’actualité.

  9. Un film coup de poing, un chant républicain et laïc, enfin … merci pour ce constat social qui sonne si vrai (je suis moi même prof de français…)
    BRAVO! Une vraie réussite!

  10. Je viens de voir le film.
    Bouleversant. Ma mère est prof de français en ZEP et je peux dire que rien n’est forcé, tout est vrai, des profs lâches qui font amis-amis avec les « élèves » et les vrais élèves bousculés, malmenés. C’est cette situation qui fait que la République crève…
    j’attends le jour où on défilera dans les banlieues pour crier Liberté, Egalité, Fraternité, Laïcité. Ce jour-là j’y serai.

  11. Quand je vois certains forums où des individus passent leur temps à parler du physique d’Adjani, je réponds : vieillir, vous ne savez sans doute pas ce que c’est ? Foutez donc la paix aux gens avec leur physique et concentrez vous sur leur travail artistique, celui d’Adjani est toujours de qualité.
    Le film « La journée de la jupe » devrait poser la question : « Comment et pourquoi en est-on arrivé là » mais il semble que les commentaires puérils sur le physique de l’actrice donnent un début de réponse.
    Personnellement, je me demande comment on peut laisser une telle barbarie se développer au sein d’une institution laïque pour laquelle des gens se sont battus et pour que l’égalité homme/femme, à travers la mixité soit respectée. On retourne aux pires moments de l’obscurantisme moyen-âgeux où la femme était considérée comme le diable. Vive la République !
    Libre penseur.

  12. Dirty Djani is not Dirty Harry…
    « La journée de la jupe » s’inscrit dans la campagne de propagande moderniste qui sévit dans notre pays.
    A la violence quotidienne et galopante qui gangrène notre société et qui se répand au coeur même de la Cité, c’est à dire l’Ecole, les réalisateurs de films sociaux, ces films qui propagent la morale du pouvoir en place (celui qui vit de l’extrême gauche à l’extrême droite), nous proposent comme exorcisme : la fête, la pride, en l’occurence « la journée de la jupe ».
    Le message ici est à peine subliminal : les femmes sont la solution à la violence.
    Encore que le plus juste serait de dire que c’est l’idéal féminin, à terme donc l’indifférenciation sexuelle, qui est envisagée comme bonheur suprême et garant de la paix (c’est pourquoi d’ailleurs Dirty Djani meurt à la fin, elle représentait avec son flingue la virilité, il fallait qu’elle crève, tout comme son homologue le mâle lorsque « la journée de la jupe », cette pride dévirilisée et dévirilisante, sera instaurée durablement dans le temps et les esprits.
    La dévirilisation de notre société ainsi que le rôle des « prides » ont été décrit par le regretté Philippe Muray.
    Je ne peux que vous conseiller vivement cet écrivain.
    Jersan Romcho

  13. Bravo !!! Enfin un pavé dans les carreaux du politiquement correct !!! le premier d’une longue série j’espère….Bravo à Isabelle pour son courage, sa remarquable interprétation, sa justesse de ton et de jeu, elle sait de quoi elle parle, contrairement à nos actrices « engagées » donneuses de leçons sur des sujets qui les dépassent. Que c’est bon un peu d’air frais dans ce pays confit de certitudes dogmatiques et corporatistes d’un autre temps !
    Un beau coup de boule dans la gueule du mièvre et consensuel « entre les murs »

  14. j’ai loupé la diffusion sur arte et sur l belge 1 et je voudrais saoir si y d’autre diffusion d prevus?? et je suis degoute que il n’y a que 50 cinema .

  15. Je fais partie des privilégiés qui ont trouvé près de chez eux un ciné qui passe  » la journée de la jupe ». Et je suis encore sous le coup de ce film politiquement incorrect ! Tellement rare, surtout après la grosse machinerie médiatico-démagogique « d’entre les murs » ! Tellement vrai aussi pour tous ces profs qui parfois sortent d’une classe, vidés, les larmes aux yeux et se demandant ce qu’ils font là.
    Bien sûr, il y a Adjani et elle est fabuleuse.Il ne faudrait pas toutefois que l’intérêt qu’on lui porte efface le fond du film et toutes les questions posées, comme: comment un individu peut exister lui-même alors qu’il est inexorablement associé à un groupe où normalement on se sert les coudes mais où malheureusement c’est le plus fort qui gagne ? Derrière « l’uniforme » du prof, du militaire, du principal de collège, du ministre, etc il y a aussi des histoires humaines. Il y a aussi la musique inattendue du portable de la prof, en symbole. Tout ça et bien d’autres choses sur le film vont encore être dans ma tête pour quelques jours. Pendant ce temps là je ne regarderai pas le 20 heures !!! Un vrai bonheur

  16. J’allais sur mes 19 ans, lorsqu’« Elle » et Pin Pon m’éclairaient sur les choses de la vie…
    Je me suis engouffrée durant 1h 30 dans « la journée de la jupe » via l’écran de mon ordinateur portable… Je sais c’est moche ; j’ai téléchargé ce petit bijou cette nuit. Je ne regrette pas cette démarche frauduleuse – Toutes mes excuses néanmoins aux acteurs, au réalisateur et à Isabelle Adjani bien sûr -qui est bien plus qu’une actrice dans ce rôle.- Je suis prof dans un collège du 13e à Paris… Ce film voit loin, il déclare une imminente conformité à la réalité. Isabelle, tu es merveilleusement, presque douloureusement, dotée de cette sensibilité qui dicte les choses avec une précision pénétrante voire violente.
    De toutes mes forces, j’espère que ce film éclairera aujourd’hui des esprits encore bien naïfs.
    Dès la mise en vente du DVD, je m’acquitte de ma dette.
    S.

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