Jeunes adultes en centre de formation professionnelle echangeant avec un conseiller
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En France, la part des jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation — les NEET, selon l’acronyme anglais désormais largement repris par les statisticiens — repart à la hausse. Selon l’Insee, 13,3 % des 15-29 ans étaient dans cette situation au deuxième trimestre 2026, soit 0,3 point de plus qu’un an auparavant. Un chiffre qui interroge, alors que les pouvoirs publics multiplient les dispositifs d’insertion depuis plusieurs années.

Une tendance qui s’inverse depuis 2022

Le phénomène n’est pas nouveau, mais son évolution récente détonne. Après un point bas à 11,8 % en 2022, la courbe s’est progressivement retournée. La progression observée depuis la fin de l’année 2019 est aujourd’hui trois fois plus marquée que ce que laissait présager la sortie de la crise sanitaire. Concrètement, cela représente près de 1,5 million de jeunes concernés à l’échelle du pays, un volume comparable à la population d’une grande métropole régionale.

Ce statut de NEET n’est cependant pas toujours durable : une étude de suivi de l’Insee montre que près d’un jeune sur quatre traverse au moins une fois une phase de ce type au cours de ses quinze premières années de vie active. Il s’agit donc souvent d’un passage, parfois court, entre deux formations ou deux emplois, plutôt que d’une situation figée.

La France en retrait par rapport à ses voisins européens

La comparaison internationale place la France dans une position inconfortable. Le taux national dépasse la moyenne de l’Union européenne, qui s’établit autour de 11 %. Il reste surtout très supérieur à celui de pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas, où la part de jeunes NEET est quasiment deux fois plus faible. À l’inverse, des pays comme la Roumanie ou l’Italie affichent des taux nettement plus élevés, ce qui rappelle que la situation française, sans être la plus critique du continent, reste éloignée des meilleurs élèves européens.

L’Union européenne s’est fixé un objectif de réduction du taux de NEET à 9 % d’ici 2030. À l’allure actuelle, cet horizon s’éloigne pour la France, qui devra inverser une tendance installée depuis plusieurs trimestres pour espérer s’en approcher.

Des pistes d’action déjà engagées

Face à ce constat, plusieurs leviers sont déjà mobilisés par les pouvoirs publics et les acteurs de terrain :

  • Le renforcement des dispositifs de repérage des jeunes « invisibles », ceux qui échappent aux radars de l’accompagnement vers l'emploi classique ;
  • La multiplication des forums locaux et journées de recrutement, qui permettent une mise en relation directe avec des employeurs en zones rurales comme urbaines ;
  • Le développement de formations courtes et qualifiantes vers les secteurs en tension, notamment le numérique, la santé et l’industrie ;
  • Un accompagnement individualisé, jugé plus efficace que les dispositifs génériques pour les jeunes les plus éloignés de l'emploi.

Ces efforts s’inscrivent dans un contexte budgétaire contraint pour la formation professionnelle, ce qui oblige les acteurs à cibler davantage leurs moyens. Pour les familles et les jeunes concernés, quelques réflexes simples permettent souvent de raccourcir cette période : se rapprocher tôt d’une mission locale, explorer les solutions de reconversion ou de formation courte, ou encore solliciter un bilan de compétences pour clarifier un projet professionnel encore flou.

Un enjeu économique autant que social

Au-delà de la question sociale, la progression du nombre de jeunes NEET a aussi un coût pour l’économie française : moins de cotisations sociales versées, davantage de dépenses d’accompagnement, et un risque de déqualification progressive pour les personnes concernées. C’est pourquoi plusieurs économistes plaident pour une action précoce, dès la sortie du système scolaire, plutôt que pour des dispositifs de rattrapage tardifs, généralement plus coûteux et moins efficaces.

Questions fréquentes

Que signifie l’acronyme NEET ?

NEET signifie « Not in Education, Employment or Training », soit une personne qui n’est ni scolarisée, ni en emploi, ni en formation. En France, l’indicateur est calculé par l’Insee pour la tranche d’âge des 15-29 ans.

Le statut de NEET est-il toujours durable ?

Non. Selon les données de suivi de l’Insee, il s’agit souvent d’une phase transitoire, parfois de quelques mois seulement, entre deux formations ou deux emplois, même si une minorité de jeunes reste durablement éloignée du marché du travail.

La France se situe-t-elle dans la moyenne européenne ?

Non, elle se situe au-dessus, avec un taux supérieur à la moyenne de l’Union européenne et environ deux fois plus élevé que celui de l’Allemagne ou des Pays-Bas, alors que l’objectif européen fixé pour 2030 est de ramener ce taux à 9 %.

Sources

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale