Chantier de construction de maisons neuves en France au coucher du soleil
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La construction de logements en France montre des signes d’amélioration au premier semestre 2026, sans pour autant renouer avec ses niveaux d’avant-crise. Selon les derniers chiffres du Service de la donnée et des études statistiques (SDES), rattaché au ministère de la Transition écologique, les indicateurs du logement neuf restent inférieurs à leur moyenne des cinq dernières années, malgré une dynamique plus favorable que celle observée en 2025.

Des chiffres qui restent en retrait

Sur les douze mois glissants de juillet 2025 à juin 2026, 376 241 logements ont été autorisés à la construction en France, un volume inférieur de 8 % à la moyenne des cinq années précédentes. Le nombre de mises en chantier atteint 293 412 unités sur la même période, en retrait de 13,1 % par rapport à cette même référence quinquennale. Les données mensuelles restent toutefois heurtées : en juin 2026, 30 906 logements ont été autorisés (-4,8 % par rapport à mai) et 25 666 logements ont été mis en chantier (-0,1 % sur un mois). Le SDES souligne que permis de construire et mises en chantier « continuent d’alterner rebonds et reculs », même si la moyenne mensuelle du premier semestre 2026 progresse de 4,3 % par rapport à celle de 2025.

Le signal envoyé par les constructeurs

Cette embellie relative se retrouve dans les résultats des entreprises du secteur. Hexaom, premier constructeur français de maisons individuelles, a publié une croissance de son chiffre d’affaires de 12,1 % au premier semestre 2026, à 343,6 millions d’euros, portée par le redémarrage de la production de maisons individuelles. Le groupe vise désormais une progression annuelle de 20 % de son activité, après plusieurs exercices marqués par un net repli. Ce rebond, selon l’entreprise, s’appuie sur trois facteurs : une relative stabilisation des taux de crédit immobilier, un déficit structurel de logements en France et des mesures publiques favorisant la production et la rénovation.

Pourquoi ces chiffres comptent

Le niveau de la construction neuve influence directement l’offre de logements disponibles, dans un contexte où la tension sur le marché immobilier reste forte dans plusieurs grandes agglomérations. Un volume de mises en chantier durablement inférieur à la moyenne peut peser sur les prix et les loyers dans les zones déjà tendues, tandis qu’une reprise, même partielle, contribue à desserrer progressivement cette pression. Pour les ménages en recherche d’un logement neuf, ces indicateurs conditionnent aussi les délais de livraison et la disponibilité des programmes immobiliers proposés par les promoteurs.

  • 376 241 logements autorisés entre juillet 2025 et juin 2026 (-8 % vs moyenne 5 ans)
  • 293 412 logements mis en chantier sur la même période (-13,1 % vs moyenne 5 ans)
  • +4,3 % de moyenne mensuelle d’autorisations au premier semestre 2026 par rapport à 2025
  • +12,1 % de chiffre d’affaires pour Hexaom au premier semestre 2026

Des perspectives encore incertaines

Les acteurs du secteur restent prudents. Si la stabilisation des taux d’intérêt autour de 3,4 % à 3,5 % sur vingt à vingt-cinq ans a redonné un peu d’air aux ménages emprunteurs, l’environnement économique demeure incertain et pèse encore sur le moral des candidats à l’achat. Les professionnels du logement neuf appellent régulièrement à des mesures de simplification, notamment administratives, pour accélérer les mises en chantier sans alourdir les finances publiques. Ces indicateurs seront à suivre dans les prochains mois pour confirmer, ou non, une véritable sortie de crise du logement en France. Pour suivre l’actualité économique plus large, notre rubrique Finance – Économie détaille régulièrement l’évolution des taux et du pouvoir d’achat des ménages, tandis que la rubrique Emploi – Formation revient sur les tensions de recrutement dans le secteur du bâtiment. Les tendances de vie quotidienne liées au logement sont aussi abordées dans notre rubrique Art de Vivre – Lifestyle.

Questions fréquentes

Le nombre de logements construits en France augmente-t-il en 2026 ?

La moyenne mensuelle des autorisations de construire progresse de 4,3 % au premier semestre 2026 par rapport à 2025, mais les volumes sur douze mois glissants restent inférieurs de 8 % (permis) et 13,1 % (mises en chantier) à la moyenne des cinq années précédentes, selon le SDES.

Pourquoi la construction de logements neufs a-t-elle autant reculé ces dernières années ?

La hausse des taux de crédit immobilier observée entre 2022 et 2024, combinée à la hausse des coûts de construction et à la prudence des ménages, a fortement ralenti les mises en chantier, un phénomène que plusieurs constructeurs qualifient de sortie progressive de crise depuis fin 2025.

Quel impact ce ralentissement a-t-il sur le marché du logement ?

Un volume de constructions neuves inférieur aux besoins entretient la tension sur l’offre de logements disponibles, en particulier dans les zones urbaines déjà denses, ce qui peut peser sur les prix et les loyers tant que la production ne retrouve pas son rythme habituel.

Sources

SDES – Ministère de la Transition écologique |
Le Moniteur |
BFM Bourse (via Tradingsat)

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale