Maisons résidentielles françaises illustrant la hausse des taux de crédit immobilier à la rentrée
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Après un été plutôt stable, le crédit immobilier reprend le chemin de la hausse à la rentrée 2026. Les courtiers constatent un mouvement net mais encore mesuré sur les taux moyens, porté par les marchés obligataires. Pour les ménages qui envisagent d’acheter ou de faire construire, la fenêtre de taux bas observée au printemps semble se refermer progressivement.

Une hausse généralisée sur toutes les durées

En septembre 2026, les taux moyens s’établissent à 3,43 % sur 15 ans, 3,54 % sur 20 ans et 3,61 % sur 25 ans, selon les courtiers spécialisés. Sur chaque durée, la hausse par rapport au mois d’août atteint environ 0,11 à 0,12 point. Le mouvement s’inscrit dans une tendance plus longue : au deuxième trimestre 2026, les taux se situaient encore à 3,08 % sur 15 ans, 3,23 % sur 20 ans et 3,30 % sur 25 ans, la remontée ayant débuté dès le quatrième trimestre 2025.

L’OAT à 10 ans, l’indicateur que surveillent les banques

Derrière cette évolution, un chiffre technique mais déterminant : le taux de l’OAT à 10 ans, c’est-à-dire le taux auquel l’État français emprunte sur les marchés, a franchi la barre des 4 %, un niveau plus observé depuis 2009. Les établissements bancaires s’appuient davantage sur cet indicateur que sur les taux directeurs de la Banque centrale européenne pour fixer leurs barèmes, ce qui explique la réaction rapide des taux de crédit à cette tension obligataire.

Un contexte international qui pèse sur les taux

Cette remontée s’explique en partie par un contexte géopolitique tendu : les tensions entre l’Iran et les États-Unis alimentent l’incertitude sur les marchés de l’énergie, avec un baril de Brent qui dépasse désormais 90 dollars, contre environ 68 dollars un an plus tôt. Ce renchérissement ravive les craintes inflationnistes et pèse mécaniquement sur les taux souverains européens, donc sur le coût du crédit. Ce climat économique se répercute aussi sur d’autres dépenses du quotidien, comme le montre la révision des aides financières à la rénovation énergétique, qui évoluent elles aussi à la rentrée.

Emprunter reste possible, mais plus sélectif

Les banques ne ferment pas le robinet du crédit pour autant : elles continuent de prêter, mais resserrent leurs marges de négociation et se montrent plus attentives à la qualité des dossiers. Ce contexte s’ajoute à un marché de la construction déjà fragile, où la reprise des mises en chantier reste encore timide. Pour certains profils, comme les emprunteurs expatriés qui souhaitent financer un achat en France, la sélectivité accrue des banques peut compliquer davantage encore le montage du dossier.

Quelles perspectives pour la fin de l’année ?

Une nouvelle décision de la BCE sur ses taux directeurs, attendue le 10 septembre, pourrait servir de signal supplémentaire. Si elle se traduisait par un resserrement, les courtiers évoquent une possible hausse de 30 à 50 points de base des taux de crédit d’ici la fin de l’année, ce qui porterait les taux moyens sur 20 ans dans une fourchette de 3,7 % à 4 %. Le scénario central reste toutefois celui d’un ajustement progressif, sauf si l’OAT à 10 ans s’installait durablement bien au-dessus de 4 %.

Questions fréquentes

Pourquoi les taux de crédit immobilier augmentent-ils à la rentrée 2026 ?

La hausse suit principalement celle de l’OAT à 10 ans, passée au-dessus de 4 % pour la première fois depuis 2009, dans un contexte de tensions géopolitiques et de craintes inflationnistes liées à la hausse du prix du pétrole.

Est-il encore possible d'emprunter facilement ?

Oui, les banques continuent de prêter, mais elles resserrent leurs marges de négociation et examinent plus attentivement la qualité des dossiers, notamment l’apport et la stabilité des revenus.

Les taux vont-ils continuer à monter d’ici la fin de l’année ?

Le scénario le plus probable est un ajustement progressif, mais une hausse plus marquée n’est pas exclue si la BCE relève ses taux directeurs le 10 septembre ou si l’OAT à 10 ans reste durablement au-dessus de 4 %.

Sources

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale